Les amoureux de l'an deux millecherchent à comprendreQue seules leurs mains restent mobilesPour se défendreIls transmettent par ordinateurChacun des battements de leur cœurLes amoureux de l'an deux milleViennent juste d'apprendreQue pour se câbler sur la villeFaut être Internet tendrePour garder l'envie d'existerPresser sur start et démarrerDébranchez moiJe voyage vers ce monde làMonde sans étéMonde sans hiverJ'préfère brûler en enferDébranchez moiVidez ma tête de ce métalArrachez ces câbles et faites moi malréanimez l'animalLes amoureux de l'an deux mille se synthétisentEn plusieurs sentiments stérilesQui s'électronisentS'informatisentUn simple rendez vous magiquePasse par un module de plastiqueDébranchez moiJe voyage vers ce monde làMonde sans étéMonde sans hiverJ'préfère brûler en enferDébranchez moiVidez ma tête de ce métalArrachez ces câbles et faites moi malréanimez l'animalLes amoureux de l'an deux milleN'ont plus rien à craindreOn fait l'amour cybernétiqueOn vient de s'éteindreDébranchez moiVidez ma tête de ce métalArrachez ces câbles et faites moi malréanimez l'animalDébranchez moiJe voyage vers ce monde làMonde sans étéMonde sans hiverJ'préfère brûler en enferDébranchez moiVidez ma tête de ce métalArrachez ces câbles et faites moi malréanimez l'animal
Les homéricains
2005 "9"
Des hommes,Quand ils dansent comme personneQuand ils chantent, que ça sonneD'Astaire à MorrissonDes ricains,Quand ils jettent du bon vinOn leur foutrait des painsLà, c'est plus nos copainsTout comme nous,Ils font le malTout comme nous,Ils font le bienComme on peut être animalOn peut aussi être humainEtre homéricainsDes hommes,Quand Michael Moore cogneSur un système “qui Bush” onDe Kaboul à EnronDes ricains,Quand se dressent les faux seinsLes fast-foods à chaque coinFausse viande dans les mainsTout comme nous,Ils font le malTout comme nous,Ils font le bienComme on peut être animalOn peut aussi être humainEtre homéricainsDes hommes,Quand la leçon qu'ils donnentEst d'être comme un seul hommeAu pied des tours fantômesDes ricains,Quand au nom du divinIls sirotent leur voisinPour pouvoir faire le pleinTout comme nous,Ils font le malTout comme nous,Ils font le bienComme on peut être animalOn peut aussi être humainTout comme nous,Ils sont des hommesNous sommes aussi des ricainsJamais la foi n'abandonneLes hommes, les homéricains…