Белеет парус одинокойВ тумане моря голубом; —Что ищет он в стране далекой?Что кинул он в краю родном?Играют волны, ветер свищет,И мачта гнется и скрыпит;Увы! — он счастия не ищет,И не от счастия бежит! —Струя под ним светлей лазури,Над ним луч солнца золотой: —А он, мятежный, просит бури,Как будто в бурях есть покой!

— Adieu donc, adieu — je ne me porte pas bien: un songe heureux, un songe divin m'a gâté la journée… je ne puis ni parler, ni lire, ni écrire — chose étrange que les songes! une doublure de la vie, qui souvent est plus agréable que la réalité… car je ne partage pas du tout l'avis de ceux qui disent que la vie n'est qu'un songe; je sens bien fortement sa réalité, son vide engageant! — je ne pourrai jamais m'en détacher assez pour la mépriser de bon cœur; car ma vie — c'est moi, moi, qui vous parle, — et qui dans un moment peut devenir rien, un nom, c'est à dire encore rien. — Dieu sait, si après la vie, le moi existera! C'est terrible, quand on pense qu'il peut arriver un jour, où je ne pourrai pas dire: moi! — à cette idée l'univers n'est qu'un morceau de boue. —

Adieu; n'oubliez pas de me rappeler au souvenir de votre frère et de vos sœurs — car je ne suppose pas ma cousine* de retour. —

— Dites moi, chère miss Mary, si monsieur mon cousin Evreïnoff* vous a rendu mes lettres; et comment vous le trouvez, car dans ce cas je vous choisis pour mon thermomètre.

— Adieu —

Votre dévoué Lerma.

P. S. J'aurais bien voulu vous faire une petite question* — mais elle se refuse de sortir de ma plume. — Si vous me dévinez — bien, je serai content; — si non — alors, cela veut dire que si même je vous avais dit la question, vous n'y auriez pas su répondre.

C'est le genre de question dont peut-être vous ne vous doutez pas! —

<См. перевод в примечаниях*>

<p>Лопухиной М. А., около 15 октября 1832<a l:href="#t_le6629_297"><sup>*</sup></a></p>11. М. А. Лопухиной

<Петербург, около 15 октября 1832 г.>

Je suis extrêmement fâché que ma lettre pour ma cousine soit perdue ainsi que la vôtre pour grand'maman; — ma cousine pense peut-être que j'ai fait le paresseux, ou que je mens en disant que j'ai écrit; mais ni l'un ni l'autre ne serait juste de sa part; puisque je l'aime beaucoup, trop pour m'esquiver par un mensonge, et que, à ce que vous pouvez lui attester, je ne suis pas paresseux à écrire; je me justifierai peut-être avec ce même courrier, et si non, je vous prie de le faire pour moi; après-demain je tiens examen, et suis enterré dans les mathématiques. — Dites lui de m'écrire quelquefois; ses lettres sont si aimables.

Je ne puis pas m'imaginer encore, quel effet produira sur vous ma grande nouvelle; moi, qui jusqu'à présent avais vécu pour la carrière littéraire, après avoir tant sacrifié pour mon ingrat idole, voilà que je me fais guerrier; — peut-être est-ce le vouloir particulier de la providence! — peut-être ce chemin est-il le plus court; et s'il ne me mène pas à mon premier but, peut-être me ménerat-il au dernier de tout le monde. Mourir une balle de plomb dans le cœur, vaut bien une lente agonie de vieillard; — aussi, s'il y a la guerre, je vous jure par dieu d'être le premier partout. — Dites je vous en prie, à Alexis* que je lui enverrai un cadeau dont il ne se doute pas; il avait il y a longtemps désiré quelque chose de semblable; et je lui envoie la même chose, seulement dix fois mieux; — maintenant je ne lui écris pas, car je n'ai pas le temps; dans quelques jours l'examen; une fois entré je vous assomme de lettres, et je vous conjure tous, et toutes, de me riposter; — mademoiselle Sophie* m'a promis de m'écrire aussitôt après son arrivée; le saint du Voronège lui aurait-il conseillé de m'oublier?* — dites lui que je voudrais savoir de ses nouvelles, — Que coûte une lettre? — une demi-heure! et elle n'entre pas à l'école des guardes; — vraiment je n'ai que la nuit; — vous, c'est autre chose; il me parait que, si je ne vous communique pas quelque chose d'important, arrivé à ma personne, je suis privé de la moitié de ma résolution. — Croyez ou non, mais cela est tout-à-fait vrai; je ne sais pourquoi, mais lorsque je reçois une lettre de vous, je ne puis m'empêcher de répondre tout de suite, comme si je vous parlais.

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