G‘'etait comme un joli de fleurs ef de verdure, o`u le moine pouvais se promener `a pied sec les jours humides et rafra^ichir ses gazons d‘une nappe d’eau courante dans les jours br^uIants, respirer au bord d’une belle terrase le parfums des orangers, dont la cime touffue apportait sous ses yeux un d^ome 'elatant de fleurs et de fruits, et contempler dans un repos absolu le paysage `a la fois aust`ere et gracieux, m'elancolique et grandiose; enfin cultiver pour la volupt'e de ses regards des fleurs rares et pr'ecieuses, cueillir pour 'etancher la soif les fruits les plus savoureux, 'ecouter les bruits sublimes de la mer, contempler la splendeur des nuits d’'et'e sous le plus beau ciel, et adorer l’Eternel dans le plus beau temple que jamais il ait ouvert `a l’homme dans le sein de la nature. Telles me parurent au premier abord les ineffables jouissances du chartreux, telles je me les promis `a moi-m^eme en m’installant dans une de ceux cellules, qui semblaient avoir 'et'e dispos'ees pour satisfaire les magnifiques caprices d'imagination ou de r^everie d’une phalange choisi de po^etes et «d’artistes». (Un hiver `a Majorque. G. Sand)[210].
Mon ^ame se dilatait dans son orgeuilleux enthousiasme;. les id'ees les plus riantes et les plus po"etiques se pressaient dans mon cerveau en m^eme temps qu’une confience audocieuse gonflait та poitrine. Tous les objets, sur lesquels errait та vue, semblaient. se parer d’une beaut'e inconnue. Les lames d’or du tabernacle 'etincelaient, 'etincelaient comme si une Iumi`ere c'eleste 'etait descendue sur le Saint des Saintes. Les vitraux colori`es, embras`es par le soleil, se refl'etant sur le pav'e, fermaient entre chaque colonne une large mosa"ique de diamants et de pierres pr'ecieuses. Les anges de marbre semblaient amollis par la chaleur, incliner leurs fronts el, comme de beaux oiseanx, vouloir cacher sous leurs ailes leurs t^etes charmantes, fatigu'ees du poids des corniches. Les battements 'egaux et mysteri'eux de l’horloge ressemblaient aux fortes vibrations d’une poitrine embras'ee d'amour, et la flamme blanche et mate de la lampequi br^ule incessement devant l’autel, luttant avec l’edat du jour 'etait pour moi l’embleme d’une intelligence encha^in'ee sur la terre, qui aspire sans cesse `a se fondre dans l''eternel foyer de l'intelligence divine. (Spiridion. G. Sand)[211]
Вот что меня увлекло, очаровало, обольстило! Для человека, живущего одним воображением, этого было довольно. Я сидел на диване и читал, читал — долго ли, коротко ли не знаю — и думал крепкую думу и наконец порешил — итти прямо в знаменитую картезианскую обитель, La grande Chartreuse[212], что близ Гренобля, поселиться там и, если нужно, принять католическую веру. Заметьте это важное обстоятельство: тут католицизм на втором плане, он был не целью, а средством, а главною целью была — поэтическая пустыня!
Но утро вечера мудренее. Приготовляясь к моему путешествию, я вдруг спросил самого себя: «Но как же я отправлюсь? Ведь у меня денег не много, а от Льежа до Гренобля расстояние — не шутка! Надо итти пешком — стало быть надо опять начать бродяжную жизнь, испытать прежние лишения, а может быть и попасть в руки жандармов… Нет, покорно благодарю!» — Это окатило меня ушатом холодной воды и, наученный опытом, я решился остаться и искать поэтической пустыни где-нибудь поближе.
Природа осталась тою же: необыкновенно дикая и величественная. Но все прочее изменилось. В старые годы к
— «Что это такое?» спросил я.