Il n’y a rien que je craigns comme le désœuvrement, l’inertie la léthargie des facultés. Quand le corps est paresseux l’esprit souffre cruellement; je ne connaîtrais pas cette léthargie, si je pouvais écrire. Autrefois je passais, des journées des semaines, des mois entiers à écrire, et pas tout à fait sans fruit, puisque Southey et Coleridge, deux de nos meilleurs auteurs à qui j’ai envoyé certain manuscrits, en ont bien voulu témoigner leur approbation; mais à prèsent, j’ai la vue trop faible; si j’écrivais beaucoup je deviendrai aveugle. Cette faiblesse de vue est pour moi une terrible privation; sans cela, savez-vous ce que je ferais, Monsieur? J’écrirais un livre et je le dédierais à mon maître de litterature, au seul maître que j’aie jamais eu – à vous, Monsieur! Je vous ai dit souvent en français combien je vous respecte, combien je suis redevable à votre bonté, à vos conseils. Je voudrais le dire une fois en Anglais. Cela ne se peut pas; il ne faut pas y penser. La carrière des lettres m’est fermée. <…>

N’oubliez pas de me dire comment vous vous portez, comment madame et les enfants se portent? Je compte bientôt avoir de vos nouvelles; cette idée me sourit, car le souvenir de vos bontés ne s’effacera jamais de ma mémoire, et tant que ce souvenir durera le respect que vous m’avez inspiré durera aussi. Agréez, Monsieur, etc.188

Весьма возможно, что даже сестры и самые близкие подруги Шарлотты не знали о страхе полной слепоты, который преследовал ее в этот период. Она старалась поменьше утомлять глаза, чтобы хватало сил читать отцу, меньше занималась шитьем и писала только то, что было совершенно необходимо. Основным ее занятием стало вязание.

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