Mort de madame Rose, femme de maître Samsaget, au Jour de la Mi-Année. Le 22 septembre, maître Samsaget quitte Cul-de-Sac et se rend à cheval aux Collines des Tours. Elanor est la dernière à le voir : il lui remet le Livre Rouge, désormais sous la garde des Bellenfant. La tradition de cette famille, héritée d’Elanor, veut que Samsaget ait passé les Tours pour se rendre aux Havres Gris, où il s’en fut outre-Mer, dernier des Porteurs de l’Anneau.
1484
Au printemps de cette année-là, un message arriva au Pays-de-Bouc en provenance du Rohan, disant que le roi Éomer souhaitait revoir maître Holdwine. Meriadoc, alors âgé (cent deux ans) mais encore vigoureux, consulta alors son ami le Thain. Peu après, ils transférèrent tous deux leurs biens et leur charge à leur héritier et passèrent le Gué de Sarn à cheval, pour n’être plus jamais revus dans le Comté. Il fut rapporté par la suite que maître Meriadoc se rendit à Edoras, retrouvant le roi Éomer avant sa mort à l’automne. Lui et le Thain Peregrin s’en furent alors au Gondor, où ils coulèrent ce qui restait de leurs jours, puis moururent, et ils furent inhumés à Rath Dínen parmi les grands personnages du Gondor.
1541
Cette année-là10, le 1er mars, vint enfin le Départ du roi Elessar. Si l’on en croit la tradition, les lits de Meriadoc et de Peregrin auraient été placés à côté de celui du grand roi. Alors Legolas construisit en Ithilien une nef grise, à bord duquel il descendit l’Anduin et passa outre-Mer ; et avec lui, dit-on, alla Gimli le Nain. Et quand ce navire eut pris le large, c’en fut fait de la Fraternité de l’Anneau en Terre du Milieu.
1.
I 312.
2.
II 238-239 ;
3.
III 296-297.
4.
I 401-402.
5.
II 330.
6.
On découvrit plus tard que Saruman avait commencé à désirer s’emparer lui-même de l’Anneau Unique ; et il espérait que celui-ci se révélerait, cherchant à retrouver son maître, si rien n’était fait pour déranger Sauron dans l’immédiat.
7.
Les mois et les jours se rapportent au Calendrier du Comté.
8.
Elle devait ce surnom à sa grande beauté : de l’avis de plusieurs, elle ressemblait davantage à une jeune fille elfe qu’à une femme hobbite. Elle avait une chevelure d’or, couleur très rare jusque-là dans le Comté ; mais deux autres filles de Samsaget étaient également blondes, comme beaucoup d’autres enfants nés à cette époque.
9.
I 22, III 385, note 2.
10.
L’an 120 du Quatrième Âge (au Gondor).
APPENDICE C Arbres généalogiques
Les personnes dont les noms apparaissent dans ces Arbres ont été choisies parmi bien d’autres. La plupart sont soit des invités à la Fête d’Adieu de Bilbo, soit leurs ancêtres directs. Les noms soulignés sont ceux des invités à la Fête. Ceux de quelques autres personnes ayant pris part aux événements racontés figurent également dans ces Arbres. On trouvera en outre des éléments généalogiques concernant Samsaget, l’ancêtre fondateur de la célèbre et influente famille des
La date qui figure après le nom est celle de la naissance (celle du décès est donnée lorsqu’elle est connue). Les dates fournies suivent le Comput du Comté, dont le point de départ correspond à la traversée du Brandivin par les frères Marcho et Blanco en l’An 1 du Comté (An 1601 du Troisième Âge).
LES BESSAC DE HOBBITEVILLE
LES BOLGEURRE DE BOLLEGUÉ
LES BOFFINE DU JOULS
LES TOUC DE GRANDS SMIALS
LES BRANDIBOUC DU PAYS-DE-BOUC
L’ARBRE ANCESTRAL DE MAÎTRE SAMSAGET
APPENDICE D Le Calendrier du Comté
VALABLE POUR TOUS LES ANS
Chaque année débutait sur le premier jour de la semaine, le samedi, et se terminait sur le dernier, soit le vendredi. Le Jour de la Mi-Année, et, lors des années bissextiles, le Grand Lithe tombaient en dehors de la semaine. Le Lithe d’avant la Mi-Année se nommait 1er Lithe, et celui d’après, 2 Lithe. Le Yule de la fin de l’année était le 1er Yule, celui du Nouvel An, le 2 Yule. Le Grand Lithe était un jour de réjouissances spéciales, mais il ne survenait que tous les quatre ans, et aucune des années importantes dans l’histoire du Grand Anneau ne comportait cette fête. Elle fut toutefois observée en 1420, année de la fabuleuse récolte après un été hors du commun ; et l’on dit que ce fut l’occasion de réjouissances exceptionnelles, sans égales dans les mémoires et les annales du Comté.
LES CALENDRIERS