Que j'aime voir, chère indolente,              De ton corps si beau,Comme une étoffe vacillante,              Miroiter la peau!Sur ta chevelure profonde              Aux âcres parfums,Mer odorante et vagabonde              Aux flots bleus et bruns,Comme un navire qui s'éveille              Au vent du matin,Mon âme rêveuse appareille              Pour un ciel lointain.Tes yeux, où rien ne se révèle              De doux ni d'amer,Sont deux bijoux froids où se mêle              L'or avec le fer.À te voir marcher en cadence,              Belle d'abandon,On dirait un serpent qui danse              Au bout d'un bâton.Sous le fardeau de ta paresse              Ta tête d'enfantSe balance avec la mollesse              D'un jeune éléphant,Et ton corps se penche et s'allonge              Comme un fin vaisseauQui roule bord sur bord et plonge              Ses vergues dans l'eau.Comme un flot grossi par la fonte              Des glaciers grondants,Quand l'eau de ta bouche remonte              Au bord de tes dents,Je crois boire un vin de Bohême,              Amer et vainqueur,Un ciel liquide qui parsème              D'étoiles mon cœur!

русский

<p>XXIX</p><p>UNE CHAROGNE</p>
Перейти на страницу:

Поиск

Книга жанров

Похожие книги