<p>XXXV</p><p>DUELLUM</p>Deux guerriers ont couru l'un sur l'autre; leurs armesOnt éclaboussé l'air de lueurs et de sang.Ces jeux, ces cliquetis du fer sont les vacarmesD'une jeunesse en proie à l'amour vagissant.Les glaives sont brisés! Comme notre jeunesse,Ma chère! Mais les dents, les ongles acérés,Vengent bientôt l'épée et la dague traîtresse.— Ô fureur des cœurs mûrs par l'amour ulcérés!Dans le ravin hanté des chats-pards et des oncesNos héros, s'étreignant méchamment, ont roulé,Et leur peau fleurira l'aridité des ronces.— Ce gouffre, c'est l'enfer, de nos amis peuplé!Roulons-y sans remords, amazone inhumaine,Afin d'éterniser l'ardeur de notre haine!

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<p>XXXVI</p><p>LE BALCON</p>Mère des souvenirs, maîtresse des maîtresses,Ô toi, tous mes plaisirs! Ô toi, tous mes devoirs!Tu te rappelleras la beauté des caresses,La douceur du foyer et le charme des soirs,Mère des souvenirs, maîtresse des maîtresses!Les soirs illuminés par l'ardeur du charbon,Et les soirs au balcon, voilés de vapeurs roses.Que ton sein m'était doux! Que ton cœur m'était bon!Nous avons dit souvent d'impérissables chosesLes soirs illuminés par l'ardeur du charbon.Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées!Que l'espace est profond! Que le cœur est puissant!En me penchant vers toi, reine des adorées,Je croyais respirer le parfum de ton sang.Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées!La nuit s'épaississait ainsi qu'une cloison,Et mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles,Et je buvais ton souffle, ô douceur! Ô poison!Et tes pieds s'endormaient dans mes mains fraternelles.La nuit s'épaississait ainsi qu'une cloison.Je sais l'art d'évoquer les minutes heureuses,Et revis mon passé blotti dans tes genoux.Car à quoi bon chercher tes beautés langoureusesAilleurs qu'en ton cher corps et qu'en ton cœur si doux?Je sais l'art d'évoquer les minutes heureuses!Ces serments, ces parfums, ces baisers infinis,Renaîtront-ils d'un gouffre interdit à nos sondes,Comme montent au ciel les soleils rajeunisAprès s'être lavés au fond des mers profondes?— Ô serments! Ô parfums! Ô baisers infinis!

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<p>XXXVII</p><p>LE POSSÉDÉ</p>
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