Jamais il ne serait venu à la pensée d’Alexandre-le-Grand, lorsqu’il fit alliance avec les rois indiens Taxile et Porus, de leur proposer de se circoncire et de couper les prépuces de tous leurs sujets, comme marque d’une amitié indissoluble. Et quand Napoléon, à Tilsitt, sur l’historique radeau du Niémen, reçut dans ses bras le tsar Alexandre, il ne songea qu’à la haine commune de l’Angleterre pour cimenter, d’une façon indestructible, l’alliance qu’il voulait sincèrement entre la France et la Russie; si Murat, qui accompagnait le vainqueur de Friedland, lui avait dit alors: «Sire, au lieu de demander au tsar de mettre sa signature au bas du traité d’alliance offensive et défensive, exigez de lui qu’il vous apporte demain son prépuce coupé et les prépuces de tout son état-major, car voilà ce qui serait le plus beau gage du pacte entre les deux empires», il est probable que Napoléon aurait cru à une démence subite de Murat et l’aurait immédiatement confié à ses meilleurs médecins. Mais Alexandre et Napoléon n’étaient que des hommes! Seule, la cervelle d’un dieu pouvait concevoir l’idée divine d’une éternelle alliance basée sur un holocauste de prépuces, se perpétuant de génération en génération.

D’autre part, c’est précisément parce que la circoncision est d’institution divine, que l’on demeure stupéfait en constatant que les chrétiens se sont empressés de la supprimer.

Le patriarche bien-aimé n’avait pourtant pas hésité à obéir au Très-Haut.

«Alors, Abraham prit son fils et tous ses esclaves qu’il avait achetés, et généralement tous les mâles de sa maison, et il leur coupa la chair du prépuce, comme le dieu Schaddaï l’avait ordonné. — Abraham se coupa la chair de son prépuce lui-même, à l’âge de quatre-vingt-dix-neuf ans. — Et Ismaël son fils avait treize ans accomplis, quand il fut circoncis. — Abraham et Ismaël furent donc circoncis le même jour. — Et tous les mâles de sa maison, tant ceux qui y étaient nés que ceux qui avaient été achetés à des étrangers, tous furent circoncis.» (17:23-27)

Il en fut toujours ainsi chez les Juifs.

Or, il est de toute évidence que les chrétiens ne peuvent pas greffer leur religion sur celle du peuple hébreu, sans en exécuter fidèlement les prescriptions qui sont d’origine divine. Jésus-Christ a été circoncis; son prépuce est vénéré, comme une des plus précieuses reliques, à Saint-Jean de Latran, à Rome, et même il s’est multiplié, par l’effet d’un miracle très significatif, puisque la même relique se trouve aussi à Charroux (près Poitiers), au Puy-en-Velay, à Coulombs (près Chartres), à Châlons-sur-Marne, à Anvers et à Hildesheim; en outre, le jour où Jésus-Christ fut circoncis est célébré par l’Église, c’est la fête qui ouvre l’année grégorienne.

L’empereur Julien-le-Philosophe, dans sa critique du christianisme, ne manqua pas de faire ressortir à quel point les adeptes du nouveau culte violent les prescriptions de cette religion juive dont ils se disent les continuateurs, plus purement fidèles que les juifs eux-mêmes: il montra la différence de rite, la suppression des sacrifices, la violation de la loi dans l’usage des viandes, le remplacement du jour du sabbat (samedi) par son lendemain, etc.

A propos de la circoncision, il écrivait:

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