Nous pouvons observer à notre époque tout un mélange d'anciennes et de nouvelles religions, de philosophie et de science réapparaître sous diverses formes et proposer sur le marché de prétendus nouveaux choix de vie. Méfions-nous de ces prétendus nouveaux savoirs qui ne sont en réalité bien sou vent que des résurgences d'anciennes connaissances qui remon tent entre autres à l'hellénisme.

Comme je l'ai déjà dit, la philosophie hellénistique travailla à approfondir les questions soulevees par Socrate, Platon et Aristote. Le problème essentiel pour eux était de définir la meilleure façon pour un homme de vivre et de mourir. X éthique devint le projet philosophique le plus important dans la nouvelle société : toute la question était de savoir en quoi consistait le vrai bonheur et comment l'atteindre. Nous allons étudier quatre de ces courants philosophiques.

Les cyniques

On raconte que Socrate s'arrêta un jour devant une échoppe qui proposait différentes marchandises. A la fin, il s'écria : « Que de choses dont je n'ai pas besoin! »

Cette déclaration pourrait être le mot d'ordre des cyniques. Antisthènejeta les bases de cette philosophie à Athènes vers

400 avant Jésus-Christ. Il avait été l'élève de Socrate et avait surtout retenu la leçon de frugalité de Socrate.

Les cyniques mettaient l'accent sur le fait que le bonheur n'est pas dans les choses extérieures comme le luxe matériel, le pouvoir politique et la bonne santé. Le vrai bonheur est de savoir se rendre indépendant de ces conditions extérieures, accidentelles et instables. C'est justement parce que le véritable bonheur ne dépend pas de ce genre de choses qu il est à la por tée de tous. Et une fois atteint, c'est pour toujours.

Le cynique le plus célèbre fut Diogène, qui fut un élève d'Antisthène. On raconte qu'il vivait dans un tonneau et ne possédait qu'un manteau, un bâton et un sac pour son pain. (Difficile dans ces conditions de l'empêcher d'être heureux!) Un jour qu'il était assis devant son tonneau à profiter du soleil, il reçut la visite d'Alexandre le Grand. Celui-ci s'arrêta devant le sage et lui demanda s'il désirait quelque chose. Diogène répondit : « Je veux bien que tu fasses un pas de côté pour lais ser le soleil briller sur moi. » Il démontra par qu'il était à la fois plus riche et plus heureux que le grand conquérant, puisqu'il avait tout ce qu'il désirait.

Les cyniques pensaient que l'homme ne devait se préoccuper ni de sa propre santé, ni de la souffrance, ni de la mort. Ils ne devaient pas non plus se laisser troubler en prêtant attention aux souffrances d'autrui.

De nos jours, les termes « cynique » et « cynisme » s'em ploient pour exprimer le manque de compassion envers autrui.

Les stoïciens

Перейти на страницу:

Похожие книги