Нация имеет единое видение основ конституции. Я льщу себя надеждой, что быстрое

согласие относительно налогов и предоставления необходимых займов восстановят наш

авторитет, отпугнут наших соперников, вернут доверие к нам наших друзей и в короткий

срок сделают наш народ снова самым уважаемым в Европе. Беспокойство, которое я

испытывал и от которого безуспешно старался избавиться, привело к тому, что я заболел.

Узнав, что революция свершилась и кровь перестала литься, я выздоровел. В этой

обстановке императрица соблаговолила проникнуться моими муками и говорила о них со

своими приближенными с той трогательной доброжелательностью, которая заставляет

обожать ее всех, кто ее знает. Прошу Вас, примите с Вашей обычной добротой заверения в

моей любви и уважении к Вам.

АВПРИ, ф. Секретнейшие дела

(перлюстрация), оп.6/2, д.30, лл.338-339.

20. Copie d’une lettre du comte de S'egur au marquis de La Fayette

`a Petersbourg ce 11e Aoust 1789

Mon cher Lafayette. Je ne vous ferois pas compliment sur le commandement que Paris

vous a donn'e si vous l’aviez eu 2 jours plutot, mais le sang francois qui a coul'e n’a point souill'e

vos mains et vous n’aves 'et'e plac'e `a la t^ete d’une arm'ee nationale que pour ramener l’ordre et

escorter l’entr'ee triomphante d’un Roi citoyen qui a scu vaincre l’orgueil du throne et qui a

mieux aim'e ceder `a son peuple que de combattre pour un pouvoir que des flots de sang devoient

payer. Vous sav'es combien je craignois de voir commencer cette revolution qu’avoient amen'ee

l’imperitie de quelques Ministres, le poids des impots et l’ambition irrit'ee des Parlemens, je la

craignois parcequ’elle auroit detruit la France, si un concours presque miraculeux de

circonstances n’avoit fait evanouir tous les obstacles qui devoient vous arreter dans vos

operatons. En un mot je voyois que nous abandonnions une constitution Monarchique temper'ee

par l’opinion publique et qui nous avoit couvert de gloire depuis Louis XIV pour former une

autre constitution qui paroissoit exiger des siecles de combats, de disputes et de faiblesse. Les

ordres jaloux l’un de l’autre, les provinces divis'ees par leurs Privileges, les deput'es gen'es par des

pouvours limitatifs, l’interet des Militaires, l’ambition des Ministres, l’autorit'e de la Cour, tout

paroissoit annoncer des orages sans fin, des malheurs sans terme, une destruction sans ressource.

Heureusement les ordres contre toute attente se sont r'eunis, l’Assembl'ee a eu le courage

de proscrire les pouvoirs qui leurs servoient d’entraves, l’interet public a fait sacrifier les

privileges, le Ministere n’a pris que trop tard le parti de vigueur qui auroit pu amener une guerre

civile et le Roi eclair'e sur le voeu unanime de la Nation par l’energie de l’Assembl'ee, le delire

du peuple et l’indecision des troupes a pris lui meme l’enseigne de la libert'e et s’est glorifi'e de

titre de premier citoyen d’un people libre, benissez sa vertu, couronnez sa magnanimit'e, imitez

sa moderation, servez vous de votre credit pour faire promptement sentir l’instante necessit'e de

donner au pouvoir executif toute la force qui lui est necessaire. Les individus souffrent souvent,

quand le throne s’empare du pouvoir legislatif, j’en conviens, mais lorsque le pouvoir legislatif

empiete sur l’executif l’Etat tombe et se detruit, il est la proye de l’ambition de ses voisins ou de

ses divisions intestines. Song`es que rien n’est parfait dans le monde et que les passions menent

toujours les hommes. Ceux que cette epoque a couvert de gloire, ceux que sont enyvr'es des

hommages de leurs egaux, doivent penser qu’ils seront bientot l’objet de leur envie. Le Throne

seul peut contenir tous ces interets oppos'es sans cesse prets `a se choquer et `a se combattre.

D’ailleurs la France ne peut enchainer ses ennemis, arreter ses rivaux, servir ses amis, proteger

son comerce, conserver sa suret'e, etendre ou maintenir son influence que lorsque le chef de la

Nation pourra rapidement developper `a propos des forces menacantes, songez que les Loix

doivent etre ses seules entraves et que pour defendre l’Etat ou attaquer les ennemis, il a besoin

du credit le plus etendu et de la plus libre activit'e, faites promptement et fortement germer ces

verit'es utiles dans une Assembl'ee ou votre celebrit'e vous donne une juste influence, et que le

heros de la libert'e soit aussi le plus ferme appuy d’un pouvoir sans lequel cette libert'e ne peut se

conserver un seul instant et sans lequel la faiblesse de l’anarchie remplaceroit bientot d’une

maniere plus horrible le poids d’un joug arbitraire dont notre Roi lui meme nous veut degager.

Adieu mon cher Lafayette, vous devez juger si j’attends avec inpatience de vos nouvelles.

* * *

Маркизу де Лафайету от графа Сегюра

Петербург, 11 августа 1789 г.

Мой дорогой Лафайет. Я не стал бы Вас поздравлять с тем

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