A propos de cette fille Raab, le bénédictin dom Calmet a discuté si elle fut ou non coupable d’un mensonge, en disant que les espions juifs étaient partis, lorsqu’ils étaient chez elle; il prétend qu’elle accomplit ainsi une très bonne action.
Mais n’insistons pas, et poursuivons. Josué ordonna de marcher contre Jéricho; pour cela, il fallait d’abord passer le Jourdain. Les prêtres qui portaient l’arche d’alliance marchèrent en tête du peuple; ils entrèrent hardiment dans l’eau, en gens bien certains qu’un miracle ne pouvait manquer de se produire. A peine leurs pieds furent-ils mouillés que les flots supérieurs du fleuve s’arrêtèrent, comme si une digue invisible s’était subitement élevée, et s’accumulèrent d’une manière formidable en hauteur, tandis que les eaux inférieures, suivant leur cours ordinaire, laissèrent le lit du Jourdain à sec. Et les prêtres restèrent au milieu du fleuve, jusqu’à ce que tout le peuple juif eût passé. En mémoire du miracle, on entassa douze grosses pierres auprès du Jourdain. Puis, une fois que les porteurs de l’arche d’alliance eurent gagné la rive droite, les eaux reprirent leur cours habituel (ch. 3, 4).
En apprenant ces merveilles, les rois des divers peuples de la région, jusqu’aux rivages de la Méditerranée,
Conformément aux instructions divines, l’armée israëlite fit le tour de Jéricho, pendant six jours de suite, les soldats marchant gravement et les prêtres jouant de leurs instruments de musique; les assiégés étaient ébahis de cette manière de les combattre, mais ils ne se rendaient pas.
Le septième jour, de nouveau selon les prescriptions de Jéhovah, on exécuta encore la promenade circulaire, cette fois avec une autre musique plus forte, accompagnée d’un grand cri poussé par tout le peuple, et alors les remparts de la ville s’écroulèrent.
Josué ordonna de massacrer tout,
«Après quoi, les Hébreux, ayant pris l’or et l’argent pour le trésor du Seigneur, brûlèrent la ville et tout ce qui était dedans.» (ch. 6)