«Si vous ne voulez point écouter la voix de l’Éternel votre Dieu, l’Éternel vous enverra la ruine dans toutes les affaires que vous entreprendrez (v. 20); l’Éternel vous frappera de langueur et de fièvre (v. 22); l’Éternel vous accablera d’hémorrhoïdes, de gale et de gratelle, dont vous ne pourrez pas guérir (v. 27)… Lorsque vous vous marierez, un autre couchera avec votre femme (v. 30); on vous prendra vôtre âne et on ne vous ne le rendra pas (v. 31); l’Éternel vous fera avoir un ulcère très malin qui rongera vos genoux, ainsi que vos cuisses (v. 35); vous serez un sujet de raillerie pour tous les peuples (v. 37); vous sèmerez beaucoup de grains dans vos champs, et vous n’aurez que des récoltes très maigres (v. 38)… Il vous naîtra des fils et des filles, mais ils ne seront pas à vous (v. 41); l’étranger vous prêtera à usure, et vous ne lui prêterez pas à usure (v. 44)… L’Éternel fera venir d’un pays reculé, et des extrémités de la terre, un peuple dont vous n’entendrez point le langage, et qui n’aura pitié ni de vos vieillards ni de vos enfants: ce peuple mangera vos fruits, les petits de vos bêtes, et il ne vous laissera ni blé, ni vin, ni huile (v. 49-51)… Vous mangerez vos propres enfants, aussi bien la chair de vos filles, que celle de vos fils (v. 53); l’homme le plus tendre et le plus délicat d’entre vous regardera d’un œil sec son frère et sa femme bien-aimée et refusera de leur donner à manger de la chair de ses enfants, qu’il mangera tout seul (v. 54-55); la mère la plus tendre prendra son enfant à peine né, le mangera en cachette, et regardera d’un œil sec son mari bien-aimé (v. 56-57).»
De toutes les peines dont Jéhovah menace son peuple, pas une n’est un châtiment spirituel. Le peuple de Dieu ne connaissait donc que les peines temporelles; il est bon de le faire remarquer, en observant en outre que nulle part, dans l’Ancien Testament, il n’est question d’enfer ni de purgatoire. Si Dieu, comme on l’a vu, se préoccupait du caca des Juifs, par contre il n’avait guère souci de leurs âmes, à tel point que ces mots
Après les menaces, vient un fragment historique (!): Moïse, âgé de cent-vingt ans, se démet de sa charge en faveur de Josué, au vif déplaisir du grand-prêtre Eléazar, et confie à Josué la mission de conduire les Hébreux au pays de Canaan. Nous ferons grâce au lecteur d’un cantique chanté par Moïse faisant ses adieux à ses compatriotes, ainsi que des bénédictions qu’il prononce sur chacune des tribus d’Israël. Finalement, l’extraordinaire héros biblique, obéissant à un ordre divin, monte sur le mont Nébo, où il sait qu’il va mourir, et d’où il peut, avant d’entrer en agonie, contempler la Terre Promise.
L’Eglise a décidé, après la Synagogue, que le Pentateuque est l’œuvre de Moïse; sur ce point, juifs et chrétiens sont pleinement d’accord. N’allez pas dire au pape que les cinq livres dont le Deutéronome est le dernier ont été écrits par un autre que le gendre de Jéthro; si vous aviez l’audace d’insinuer cela, vous seriez excommunié. Ces cinq livres, enseignent les théologiens, qui n’en démordent pas, ont été écrits par Moïse depuis la première ligne jusqu’à la dernière, sous l’inspiration du divin pigeon.