«Or, sur le soir, les deux anges arrivèrent à Sodome Loth, qui était assis auprès de la porte de la ville, s’avança à leur rencontre; dès qu’il les vit, il les salua, en se prosternant le visage en terre. — Et il leur dit: Je vous en prie, mes seigneurs, daignez-vous arrêter dans la maison de votre serviteur; logez-y cette nuit; lavez-y aussi vos pieds; demain, de bon matin, vous vous lèverez, et vous poursuivrez votre chemin. Mais ils répondirent: Non, nous passerons cette nuit dans la rue. — Mais Loth les pressa si instamment, qu’ils acceptèrent de se retirer chez lui. Et quand ils furent entrés dans sa maison, il leur prépara un festin, avec des pains sans levain qu’il fit cuire, et ils mangèrent. — Mais avant qu’ils allassent se coucher, les hommes de la ville, c’est-à-dire les hommes de Sodome, environnèrent la maison, depuis le plus jeune jusqu’aux vieillards, tout le peuple, depuis un bout jusqu’à l’autre. — Et, appelant Loth, ils lui dirent: Où sont ces hommes qui sont entrés chez toi ce soir? Fais-les sortir, afin que nous en usions. — Alors, Loth sortit vers eux pour leur parler à la porte, et, ayant fermé la porte derrière lui, il leur dit: Je vous prie, mes frères; ne commettez point ce mal. — Écoutez, j’ai deux filles qui n’ont point encore connu d’homme; je vous les amènerai, et vous userez d’elles tout comme il vous plaira, pourvu que vous ne fassiez pas violence à ces deux hommes parce qu’ils sont venus à l’ombre de mon toit. — Eux, ils lui répondirent: Retire-toi de là. Et ils dirent encore: Cet homme est un étranger, qui a pris domicile ici, et il prétendrait porter jugement sur nous? Va, nous t’en ferons plus qu’à eux. Et alors ils firent violence à Loth; puis, ils se préparèrent à briser les portes de sa maison. — Mais les deux voyageurs, avançant leurs mains, firent rentrer Loth chez lui, et ils fermèrent la porte. — Ensuite, ils frappèrent d’éblouissement tous les hommes qui assiégeaient la maison, de sorte qu’ils se lassèrent à chercher la porte.» (19:1-11)

Il était nécessaire de reproduire textuellement ce passage de la Genèse; on ne saurait trop rappeler que ces lignes furent écrites sous la dictée de l’Esprit-Saint.

D’autre part, il n’est pas moins utile de reproduire le commentaire de Voltaire:

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