Ce brusque congé, donné par Abraham à son premier né et à la pauvre Agar, avec un morceau de pain et une bouteille d’eau, est bien inhumain de la part d’un personnage si puissant et si riche, qui avait été vainqueur de cinq rois avec trois cent dix-huit hommes de l’élite de ses domestiques et à qui sa femme avait rapporté tant d’argent grâce à sa fréquentation du roi d’Egypte et du roi de Gérare. Il est difficile, après cela, de dire que l’Ecriture Sainte enseigne la charité!
Suit un épisode qui n’a pas grand intérêt. Abimélec, accompagné de Picol, général en chef de son armée, vient rendre visite à Abraham et le prie de lui jurer, par Dieu, qu’il ne lui dira jamais plus aucun mensonge; le roi de Gérare demande encore au patriarche de contracter alliance avec lui, et cette alliance est conclue à propos d’un puits que les serviteurs d’Abimélec disputaient aux domestiques d’Abraham. Le patriarche, pour prouver que c’est bien lui qui a creusé le puits en litige, met à part sept brebis de sa bergerie, dans un cadeau de moutons et de bœufs à Abimélec. Celui-ci accepte le troupeau, mais est intrigué de voir ces sept brebis soigneusement mises à l’écart des autres bestiaux. Abraham, interrogé, répond:
Cependant, Abraham, qui était si heureux d’avoir un fils de sa chère et vieille Sara, ne s’attendait guère à la mauvaise farce que papa Bon Dieu lui réservait.
Ici encore il faut user de la citation textuelle; c’est trop beau!