En ces temps merveilleux o`u la th'eologieFleurit avec le plus de s`eve et d''energie,On raconte qu'un jour un docteur des plus grands,Apr`es avoir forc'e les coeurs indiff'erents;Les avoir remu'es dans leurs profondeurs noires;— Apr`es avoir franchi vers les c'elestes gloiresDes chemins singuliers `a lui-m^eme inconnus,O`u les purs esprits seuls peut-^etre 'etaient venus, -— Comme un homme mont'e trop haut, pris de panique,S''ecria, transport'e d'un orgueil satanique:"J'esus, petit J'esus! Je t'ai pouss'e bien haut!Mais, si j'avais voulu t'attaquer au d'efautDe l'armure, ta honte 'egalerait ta gloire,Et tu ne serais plus qu'un foetus d'erisoire!"Imm'ediatement sa raison s'en alla.L''eclat de ce soleil d'un cr^epe se voila;Tout le chaos roula dans cette intelligence,Temple autrefois vivant, plein d'ordre et d'opulence,Sous les plafonds duquel tant de pompe avait lui.Le silence et la nuit s'install`erent en lui,Comme dans un caveau dont la clef est perdue.D`es lors il fut semblable aux b^etes de la rue,Et, quand il s'en allait sans rien voir, `a traversLes champs, sans distinguer les 'et'es des hivers,Sale inutile et laid comme une chose us'ee,Il faisait des enfants la joie et la ris'ee.

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<p>XVII</p><p>LA BEAUT'E</p>Je suis belle, ^o mortels! Comme un r^eve de pierre,Et mon sein, o`u chacun s'est meurtri tour `a tour,Est fait pour inspirer au po`ete un amour'Eternel et muet ainsi que la mati`ere.Je tr^one dans l'azur comme un sphinx incompris;J'unis un coeur de neige `a la blancheur des cygnes;Je hais le mouvement qui d'eplace les lignes,Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.Les po`etes, devant mes grandes attitudes,Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,Consumeront leurs jours en d'aust`eres 'etudes;Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants,De purs miroirs qui font toutes choses plus belles:Mes yeux, mes larges yeux aux clart'es 'eternelles!

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<p>XVIII</p><p>L'ID'EAL</p>
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