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Речь идет о Жанне де ля Мотт и знаменитом деле об ожерелье, купленном для Марии-Антуанетты
кардиналом де Роганом.
360 Посол Испании в России.
361 О.М. Штакельберг – посол России в Польше.
от 6 июня 1785 г.
Je vous prie de faire rectifier vos minutes en cons'equence de ce Tableau.
Le Roi a appris avec beaucoup de plaisir, Monsieur, que Sa Majest'e Imp'eriale en vous
permettant de l’accompagner dans son voyage, vous avoit procur'e une occasion de lui faire une
cour plus particuli`ere, et de voir une partie des grandes choses, qu’Elle a entreprises pour le
bonheur de ses sujets.
L’Ukase qui r`egle les rangs et les pr'erogatives de la Noblesse, ne peut manquer de faire
Epoque dans l’histoire de Russie, et d’assurer `a l’Imp'eratrice la r'econnaissance de la posterit'e.
Je ne connois point, Monsieur, de Chevalier de l’ordre de St. Lazare, qui se nomme le
Comte de Bussy. Peut-'etre la personne qui se montre sous ce nom `a Petersbourg est celle du
nombre des El^eves de l’Ecole militaire auxquels on donnoit autrefois la petite croix de cet ordre,
mais ce qu’elle dit de ses avantures en Pologne, me paroit fort suspect. Il seroit possible que ce
voyageur qui pr'etend avoir une lettre de r'ecommandation du Ministre du Roi `a Copenhague fut
un M. de la Motte, Chev. de St. Louis, dont le vrai nom 'est, Fredefond de Marsillac, qui apr`es
avoir v'ec^u d’'escroqueries en Pologne, et en Su'ede vient de s’'evader de Copenhague, ou il a fait
beaucoup de d^upes. Il avoit trouv'e de l’appui `a la cour de Danemarc, et en imposoit par son
effronterie, quoique le Charg'e des affaires du Roi l’e^ut bien fait connoitre au Minist`ere Danois.
On a voul^u 'etre tromp'e, et on l’a 'et'e. La mani`ere dont M. le Cte. d’Ostermann vous a pr'ev'en^u,
Monsieur, sur le francois inconn^u, qui se pr'esente `a Petersbourg comme un homme d'ecor'e dans
sa patrie, exige, que vous cherchi'es les moyens de lui faire connoitre quel il peut ^etre. Si ce que
je me suis rapell'e vous m`et sur la voye, vous pouv'es assurer que M. de Marsillac est un homme
fort dangereux, dont on pourra avoir des informations pr'ecises `a Varsovie, puisqu’il paroit
certain qu’on avoit envoy'e de cette ville quelqu’un pour le faire arr^eter `a Stokholm. Je vous prie
d’ailleurs, Monsieur, de t'emoigner `a M. le comte d’Ostermann toute la sensibilit'e, que m'erite son
proced'e dans cette circonstance. Les Cours s’'epargneroient beaucoup d’embarras, et rendroient
le m'etier d’'eseroc bien difficiles, si elles s’entendoient toujours pour ne donner acc`es `a aucun
'etranger qui ne fut bien conn^u, et nous serons toujours pr^ets `a donner au Minist`ere Russe les
informations, qu’il demandera sur les sujets suspects, qui se pr'esenteront dans les Etats de
l’Imp'eratrice.
Je viens, Monsieur, `a la lettre, o`u vous rend'es compte de ce que Sa Majest'e Imp'eriale a
bien voul^u vous dire par raport `a M. de la Perouze, qui heureusement ne doit mettre en mer que
Lundi prochain. Le Roi qui s’int'eresse personnellement au succ`es de l’exp'edition confi'ee `a cet
officier, a 'et'e tr`es touch'e de l’attention de l’Imp'eratrice, et Sa Majest'e a ajout'e aux ordres qu’Elle
lui avoit donn'es, pour le cas o`u il aborderoit sur les c^otes d'ependantes de l’Empire Russe, celui
de chercher toutes les occasions de se rendre utile au Capitaine Commandant le Batiment Russe,