«Jéhovah, parlant encore à Moïse, lui dit: Lorsqu’une femme méprisant son mari aura couché avec un autre, et que son mari n’aura pu la surprendre, et que des témoins ne pourront la convaincre d’adultère, on mènera devant le prêtre la femme ainsi soupçonnée, et le mari fera d’abord au prêtre l’offrande d’un gâteau confectionné avec de la bonne farine d’orge. Alors, le prêtre prendra de l’eau sacrée, qu’il mettra dans un vase de terre, et il y mêlera un peu de poussière prise sur le sol du tabernacle. Puis, il adjurera la femme, en lui disant: Si tu n’as couché avec personne autre que ton mari, cette eau que tu vas boire ne te fera aucun mal; mais, si tu t’es débauchée, que le mal dont tu vas être frappée serve d’exemple au peuple. Et le prêtre fera jurer la femme par un serment d’imprécation; il lui dira le mal qui la menace, si elle est coupable, et elle répondra: Amen. Et après qu’il lui aura fait boire l’eau, s’il est vrai qu’elle se soit polluée en perfidie contre son mari, cette eau, étant pleine de malédiction, sera amère pour elle; aussitôt son ventre enflera et la chair d’une de ses cuisses tournera en pourriture; ainsi elle recevra son châtiment, au milieu du peuple. Au contraire, si elle est restée fidèle à son mari, l’eau de jalousie ne lui causera aucun mal, et à la suite de cette épreuve elle aura des enfants.» (ch. 5)

Enfin, après le recensement et la dictée de divers règlements, on se remit en marche; sur l’ordre de Jéhovah, Moïse avait fait fabriquer deux trompettes d’argent pour donner le signal du départ. Dans cette nouvelle période du voyage, les Hébreux, trouvant la manne insuffisante pour leur nourriture, murmurèrent et réclamèrent de la viande. Tiens! mais au fait, le divin pigeon ne nous avait-il pas dit, dans l’Exode (12:38), que nos émigrants, en quittant l’Egypte, emmenèrent un nombre prodigieux de bœufs et d’innombrables troupeaux? En plusieurs circonstances, papa Bon Dieu s’était fait sacrifier les premiers-nés des brebis, alors qu’on s’arrêta toute une année au minimum dans la région du Sinaï; en outre, au moment de leur apostasie, Aaron et les lévites offrirent des holocaustes au veau d’or. Alors, disparus tout-à-coup, les innombrables troupeaux?…

Il faut avouer que c’est à n’y rien comprendre: quand l’Esprit-Saint raconte les sacrifices offerts dans le désert, le peuple hébreu a tout son bétail emmené d’Egypte; mais, lorsque son récit passe à d’autres faits, voilà ce même peuple qui est représenté comme réduit à se nourrir de manne. Nous n’insinuerons pas que le divin pigeon se contredit; ce serait un blasphème: nous sommes donc obligés de conclure que les troupeaux innombrables avaient été boulottés par Jéhovah, sous forme d’holocaustes, et que l’Esprit-Saint a oublié de le dire expressément. Quoi qu’il en soit, puisque les Hébreux, à leur départ de la région du Sinaï, demandaient de la viande à cor et à cris, c’est qu’ils n’avaient plus un bœuf, plus une brebis, plus un mouton, plus un agneau. Moïse fit part à Jéhovah de ces réclamations.

«Alors, l’Éternel suscita un grand vent, qui, soufflant d’au-delà de la Mer Rouge, apporta des cailles et les répandit en si abondante quantité dans le camp et tout autour, qu’il y en avait presque la hauteur de deux coudées sur la terre.» (Nombres 11:31)

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