Après quoi, sur l’ordre de Jéhovah, Moïse invita les chefs des tribus à lui apporter une verge de bois sec, semblable à la verge qu’Aaron portait toujours avec lui; sur chaque verge on écrivit le nom d’une tribu; puis, on les déposa ensemble dans le tabernacle, et à ces douze verges on en mêla une treizième, offerte par la tribu de Lévi et sur laquelle le nom d’Aaron fut inscrit. Le lendemain, à la grande surprise de tous, tandis que les verges des douze autres tribus n’avaient pas changé d’aspect, celle de la tribu de Lévi avait fleuri; elle était pleine de fleurs, et même des amandes toutes mûres y avaient poussé. Ce miracle indiquait clairement que l’Eternel confirmait Aaron dans son sacerdoce; le peuple se déclara convaincu et promit de ne plus jalouser les lévites (ch. 17). Puisque ce miracle devait suffire, pourquoi Dieu avait-il fait mourir, d’une horrible plaie, quatorze mille sept cents hommes, innocents de tout complot?
On n’a pas oublié que les Hébreux n’avaient plus aucune viande; mais voici que Jéhovah désira un nouveau sacrifice. Il avait envie qu’on lui offrît en holocauste une jeune vache rousse, sans aucun défaut et n’ayant jamais porté le joug. Ce désir était à peine exprimé, que nos émigrants choisirent, parmi leurs troupeaux, — ils en avaient donc tout-à-coup? — la plus belle vache rousse, réunissant les conditions requises, et l’amenèrent au sacrificateur Eléazar (ch. 19).
Au chapitre 20, les voyageurs sont arrivés au pied du Djebel-Halal. On s’arrête à Kadès; Marie y meurt, et on l’enterre. L’eau manquait en cet endroit. Nouveaux murmures du peuple; nouveau rocher frappé d’un coup de verge par Moïse; nouveau miracle.
En cette contrée cananéenne, régnait un certain roi d’Arad, qui, aussitôt qu’il apprit la venue des Israëlites, partit en campagne, battit leur armée si nombreuse et leur fit des prison niers. Profondément navré, le peuple juif adressa à Jéhovah une prière:
Tandis que les voyageurs étaient retournés au désert, papa Bon Dieu, en guise de distraction, leur envoya