Nul n’ignore qu’à cet instant même le Très-Haut devient semblable au maquereau, tel qu’il est crié à Paris dans les rues, c’est-à-dire: «Il arrive! il arrive!…» Bien plus, Dieu réalise alors, mieux que ledit maquereau, l’annonce de la marchande de poisson, attendu que celle-ci exagère en ajoutant: «Il demande à frire!» La vérité est que le maquereau ne demande pas plus à frire que l’anguille à être écorchée vive; ce sont les humains qui leur attribuent ces demandes, au sujet desquelles ces infortunés poissons ne furent jamais consultés. Au contraire, en ce qui concerne le Très-Haut Jéhovah (et Cie), non seulement il arrive dans l’hostie tout-à-coup, mais encore il demande réellement à être boulotte, lui!… C’est cela, l’Eucharistie.

Par conséquent, comme il est inadmissible que le Nouveau Testament soit en contradiction avec l’Ancien Testament, dont fait partie le Deutéronome, comme ces deux Testaments sont, l’un aussi bien que l’autre, l’œuvre de l’Esprit-Saint, il apparaît d’une logique des plus limpides que Dieu, dont l’horreur des puantises est un fait d’absolue certitude, doit évidemment se faire tirer l’oreille pour se transformer en pain à cacheter, quand il a affaire à un ministre au trou-de-balle gazeux. S’installe-t-il définitivement dans l’hostie, oui ou non? Attend-il que l’odeur du pet de curé soit passée, ou bien remonte-t-il en son paradis avec plus ou moins de mauvaise humeur? Voilà la question d’intérêt général que ma ferveur pose candidement à ma sainte mère l’Eglise.

On le voit, rien n’est plus grave; car, si, dans le cas dont il s’agit, les hosties que le curé crépitant s’apprête à distrihuer aux fidèles ne sont qu’un vulgaire pain, sans même un poil de la barbe à Sabaoth dedans, les communiants sont volés, parbleu!… Et supposez un fidèle qui compte sur cette communion, avec indulgence plénière applicable, afin de tirer sa belle-mère du purgatoire, calculez, je vous prie, l’immensité du désastre!… Allons, saint-père, vite un concile, s’il vous plaît!

Ne fermons pas les chapitres du Deutéronome, qui dictent les ordonnances divines, sans citer encore celle-ci:

«Quand des hommes auront une querelle ensemble, l’un contre l’autre, si la femme de l’un s’approche pour délivrer son mari de celui qui le bat, et si alors, avançant la main, elle saisit celui-ci par les testicules, on coupera la main de cette femme.» (25:11-12)

Excellent Jéhovah! il prévoyait tout!…

Il déclara encore à Moïse que ses compatriotes, après leur entrée dans la Terre Promise, devraient affecter deux montagnes à un usage assez curieux: sur l’une, nommée Garizim, on bénirait le peuple; sur l’autre, nommée Hebal, on prononcerait toutes sortes de malédictions (ch. 27).

Quant aux menaces de Jéhovah, en voici quelques échantillons, extraits du chapitre 28:

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