Au reste, on ne voit pas pourquoi les filles de Loth craignaient que le monde ne finît, puisque Abraham avait déjà engendré Ismaël de sa servante, que toutes les nations étaient dispersées, et que la ville de Tsohar d’où ces filles sortaient était tout auprès.» Et à qui s’adressèrent-elles donc pour acheter du vin, si ce n’est à des marchands de vin, habitant l’endroit?…
Voltaire fait remarquer encore que cette histoire a quelque rapport avec celle de Myrrha, qui eût Adonis de son père Cyniras. «Cela est imité, dit-il, de l’ancienne fable arabique de Cyniras et Myrrha; mais, dans cette fable bien plus honnête, Myrrha est punie de son crime, au lieu que les filles de Loth sont récompensées par la plus grande et la plus chère des bénédictions selon l’esprit juif: elles sont mères d’une nombreuse postérité.»
Brûlons du sucre. La Genèse revient maintenant à Abraham, le patriarcal Alphonse, toujours disposé à recommencer le petit truc qui lui avait si bien réussi en Egypte.