— Enchanté d'avoir fait ta connaissance. Tu dois être nou velle dans le coin. Mais il faut que je m'en aille car je dois retrouver mon chemin pour rejoindre mon ami le Cochon. D y a une grande fête dans le jardin de Bugs Buimy avec tous ses amis.
D leva une des pattes en signe d'adieu. Sophie remarqua à cet instant qu'il tenait un papier dans l'autre.
— Qu'est-ce que tu tiens là? demanda-t-elle.
Winnie l'Ourson brandit le papier en déclarant :
— C'est à cause de ça que je me suis perdu.
— Mais ce n'est qu'un bout de papier.
— Non, ce n'est pas « qu'un bout de papier ». C'est une lettre pour Hilde-de-l'autre-côté-du-miroir.
— Dans ce cas, je la prends.
— Mais ce n'est pas toi, la fille de l'autre côté du miroir?
— Non, mais...
— Je dois remettre la lettre en personne. Christopher Robin me l'a suffisamment répété hier soir.
— Mais je connais Hilde.
— Aucune importance. Même si tu connais très bien quelqu'un, tu ne dois pas lire son courrier.
— Je voulais dire que je peux remettre la lettre à Hilde.
— Dans ce cas-là... Tiens, Sophie. Dès que je me serai débar rassé de cette lettre, je réussirai à retrouver mon chemin pour aller chez mon ami le Cochon. Mais pour trouver Hilde-de- l'autre-côté-du-miroir, il faut d'abord avoir un grand miroir. Ça ne court pas les rues par ici.
Sur ces mots, l'ourson tendit la lettre qu'il tenait à Sophie et continua son chemin en gambadant dans la forêt. Une fois qu'il eut disparu de sa vue, Sophie déplia la lettre et lut :
Sophie fourra la lettre dans sa poche et rentra chez elle. Alberto l'avait mise en garde contre de telles rencontres dans la forêt. Mais elle ne pouvait quand même pas laisser le pauvre ourson errer dans la forêt a la recherche d'une improbable Hflde-de l'autre-côté-du-miroir.
Le romantisme