qui a renversé les chaises dans le parcles enfants dispersés l’obscurité les happeplaqués contre le mortier des noires dansesleur souvenir agite toujours la peur des feuilleset toi tu vas du pas du vent cueillir le fruit vaincuchaque fois plus humilié devant la porte avaredes troupes d’enfants gisent avec des armes mortesà l’ombre de ta tête ils mendient l’espoirla lourdeur des mots a maudit ta solitudetu es ce que je fuis au lieu de ce qui cherchela place est vide de senstoute chair a suspendu la fougue de ses abeillesmais toi grand Panda étonnement des neigesvenu parmi nous pour la honte de nos pas presséset de la boue basse au plomb de nos valléestoi qui échappes au misérable rire des castagnettesla lumière blêmit au seuil de ton vertigeje t’ai reconnu grand Panda des calmes jeux des cimes(—)кто обрушил скамейки в саду:детвора мрак пугает, о них спотыкаясьу темных цементных площадок для танцев;их память еще оживляет страхи листвы;и ты, ветру вслед подбирая поверженный плод,снова унижен у замкнутой скупо калитки;толпы детей покоятся с мертвым оружием:умоляют они о надежде в памяти смутной;прокляла тяжесть слов твое одиночество,ты вместо меня, когда я взыскующим был ―место утратило смысл;всякая плоть оборвала порыв свой пчелиный;но ты, великий Панда8, снегов сотрясение,нисшедшее к нам, опозоренным спешкой своей,и низменной грязью наших свинцовых долин,ты избежал кастаньет насмешки убогой,блекнет свет у порога восторгов твоих;вновь узнаю я тебя, великий Панда, в покое вершин ―seul solitude pour solitude j’ai étalé le feu des souvenirsdevant moi et j’ai compté les ans pesantsles orages de larmes attelés aux nains printempsque le présent balaye d’une main dédaigneuseje t’ai reconnu grand Panda en ton austère enfanceet devinant les craintes au coeur des yeux conquisj’ai saisi départs fouillant les heures uséesla feinte des forêts massées autour de ton silencej’ai rêvé d’un printemps à mesure himalayennenos joies et nos peines éblouies à ses piedsmalheur à celui qui se moque du brin d’herbequand il pousse dans le désertseul signe enchanté sur l’audace de la solitudeet le courage plus pur que celui du géantangoisse l’heure n’a pas encore sonné du désespoir ni del’abandonla mémoire brille de tous ses yeux aux mille épis de flamme