tendus à sa ferveur enfant du jour en herbeéclaire-nous tendresse au loin des terres mortesde drus ravins voltigent dans la nuit qui grondece fut vidant la peur un long trésor de patienceoù la fleur dépassait l’arbre et l’arbre devinait sa forcecouleur de caresse la plante d’amitiéprofondément lacée dans la poitrine altièrece fut encore que la mémoirebrille toujours de tous ses yeuxcomme une fête sauvage sans gestes et sans parolestraversant les lenteurs de la vie haute de son éclat d’épéeet tout cela ne fut que sable et paillesable pour disperser le temps prunelles enfantinespaille pour reposer les étoiles meurtriestu dis que ce ne fut que sable et paillela vie mêlée aux branchesles jours à la passionet la pauvreté du sort de l’homme jetée à son visage(—)усердию открытых; дитя в лугах тех дней,озари нам нежность вдали от мертвых земель;оврагов радости парят в ночи рычащей;то очищающий был страх, долготерпенья клад,когда цветок рос выше древа, древо знало силусвою, цвет теплоты, отросток дружбы,доблестную грудь, сплошь в позументах;то было также и памятью,что искрится при каждом взоре,словно в диком веселье без жестов, без слов,разящем торжественность светскую блеском шпагисвоей;и все это было только песком и соломой:песок, чтобы время стекало в детских зрачках,солома, куда оседают смертоносные звезды;ты твердишь, это было только песком и соломой;жизнь вперемешку с сучьями,страсти дни,и бедность ― удел человека, швырнули ему в лицо;où l’amour a dépassé la croyance en la viedans toute sa verdeur défigurée mouranteque tout cela ne fut qu’un long mensongehonte prends-moi à la gorgehonte fends la terre de ton hideuse profondeuret que mon pas m’entraîne dans l’éternité de ton oublicomme corde égaréed’une tristesse à l’autre j’erre et me retrouveparmi les pauvres loques dépareillées passéessont-elles encore présentes au bord du sentierà la limite d’un cercle de lumière parcourant les motsherbeuxje traîne le sourire de l’unique penséedans une forêt de sel aux yeux de fruits d’appelcomme corde égarée au lit de solitudequand la présence n’arrive à combler le puits du douteet que le soleil crépite dans l’os des blanches nuitsoù grain à grain s’effrite le jardin refuséj’ai longé la terre de la durée obscure(—)