les nuages caillés au rebours des troupeauxet déjà ton langage de plomb déshabille le mondenef du soleil coupant les draperies de la pluiema force aveugle m’a porté loinj’aurais eu la clarté pour moisur la route de Joigny au soleil enlacéque suis-je à l’abri d’une apparence en marcheonze ans de mort ont passé sur moiet la bruyère n’a pas attendu le prix de sa fouguen’a pas attendu la récompense de son calmepour signifier à la vie les pompes du renouvellementtandis que rêche écorce montagne de rafalesj’ai dépassé en course l’immortalité de l’illusionfolie de l’attente au faîte de ce qui futet qui jamais ne fut jamais d’acier jamais de ventrien ne bouge hurlez questions plus dures que les attentesles portes sont des mursdéfaites-vous lisses crêtes glissez le long des givres(—)но густеют уже облака встречь стадам,вот и капели свинцовая речь обнажает природу,солнечный свод отсекает завесу дождя —далеко увела меня сила слепая;я еще не успел осознать до концана пути в Жуани13 в путах ясного солнца,как я мог под опекою случая выжить:смерть одиннадцать лет была рядом со мной,но вереск не принял цены ее страсти,награды не принял за долготерпенье,чтоб жизни доверить восторг обновления,пока на шершавом от шквалов скосе скалыя оставлял, уходя, бессмертье иллюзий;безумие – ждать появленья былого,чему не бывать никогда; ни стали, ни ветруне стронуть ничто: вой вопросов сильней ожиданий;врата стали стенами;склоны, лощенные льдом, к чему вам скользитьв лощину:il n’y a qu’une transparence la nudité de la douleuret tu es là visible dans l’enfance couronnéela solitude à chaque tournantce ne sont plus des châteaux d’Espagneque les enfants arrachent au pouvoir des pentesmais les os collés à la terre d’Espagneprécoce qui remplace la douceur maternellej’ai embrassé le moellon natal à la limite de la vieMadrid fleur entre la fleur des éternellesdouleur jamais plus ton nom ne devrait être prononcétu as pris sur les berges de l’être l’air sauvagede l’indignité du couteau sur la gorgequ’est donc le chant pleureurqui empourpre les couches livides des amants séparésmort dont on a payé le tempsservante de la roche affaméeje viens du haut des sources incompréhensiblesavec de disparates mémoires traînant après moi(—)