Telle est la traduction littérale du texte hébreu, avec la conservation des mots Elohim et tohu-bohu qui ont été adoptés en d’autres langues.

Vous ne voyez pas Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit là-dedans?… En effet, au premier coup d’œil, on ne les aperçoit guère; mais prenez une lorgnette, et vous allez très-bien distinguer la Trinité. Notre lorgnette, si vous le permettez, ce sera le raisonnement de saint Augustin dans son beau livre De cantico novo, chapitre 7. Bien n’est plus convaincant que ce raisonnement de l’évêque d’Hippone; l’Église et tous ses théologiens le proclament d’une limpidité de cristal de roche.

«Dans le commencement», qui est le commencement des temps ou des choses, équivaut à «dans le principe». Or, qu’est-ce que le principe, si ce n’est le Verbe, c’est-à-dire Dieu le Fils?… Désirez-vous des preuves? En voici. Ouvrez l’Apocalypse de saint Jean, au chapitre 3; le Christ lui-même s’appelle «le principe de la créature de Dieu» (verset 14). Maintenant, ouvrez l’Evangile du même Jean, au chapitre 8. «Interrogé par les Juifs, lui demandant: Qui êtes-vous? Je suis le principe, répondit Jésus» (verset 25).

Par conséquent le premier verset de la Genèse doit se lire ainsi: «En Dieu le Fils, qui est le principe, Dieu le Père fit le ciel et la terre.»

Vous n’êtes pas tout-à-fait satisfait?… Vous venez de voir les deux premières personnes de la Trinité; mais vous ne distinguez pas encore la troisième. Un peu de patience; reprenez la lorgnette de saint Augustin. La troisième personne, Dieu le Saint-Esprit est au verset 2, là-bas, à la fin.

«Le vent de Dieu courait sur les eaux…» Ce petit vent ne vous dit-il rien?… En latin, le vent, le souffle, c’est spiritus, et l’esprit, c’est aussi spiritus; donc le vent de Dieu n’est autre que l’esprit de Dieu, c’est-à-dire Dieu le Saint-Esprit.

C’est pourquoi, la vraie traduction du texte hébreu est celle-ci: «En Dieu le Fils, principe de toutes choses, Dieu le Père fit le ciel et la terre; or, la terre était tohu-bohu, les ténèbres étaient sur la face de l’abîme, et Dieu le Saint-Esprit courait sur les eaux.»

Cette fois, ça y est… Et dire que les Juifs n’ont jamais pu voir ça dans les deux premiers versets de la Genèse!… Un tel aveuglement est vraiment extraordinaire.

Quant à moi, chers lecteurs, vous reconnaîtrez que j’ai mis à profit mes douze ans passés à votre intention sous la bannière de l’Eglise. J’ai appris les belles choses de la théologie, et voici que je vous les fais savourer.

Admirez donc avec moi ce Dieu le Saint-Esprit, qui, à l’époque du tohu-bohu, employait tout son temps à courir sur les eaux. Où qu’est mon fusil?… Et la réflexion finale qui s’impose: l’Esprit-Saint n’est pas un pigeon, alors?… C’est un canard!!!

<p>4. Noyade générale de l’humanité</p>

Sobre de détails sur les fautes commises par les descendants d’Adam depuis le concubinage des anges, la Genèse nous dit simplement:

«L’Eternel Dieu vit que la malice des hommes était devenue très-grande sur la terre et que toute l’imagination des pensées de leur cœur n’était que mal en tout temps.» (6:5)

Disons le mot: les descendants d’Adam devaient négliger leurs prières du matin et du soir; car il n’y a rien de tel pour vexer Monsieur Dieu. Au surplus, n’importe quel curé vous l’apprendra, si vous l’ignorez: quand on oublie ses prières, on est sur la pente de tous les crimes.

«6. Dieu se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il en eut un grand déplaisir dans son cœur.

7. Et il dit: J’exterminerai de la face de la terre l’homme que j’ai formé, depuis l’homme jusqu’au bétail, et tous les animaux, jusqu’à ceux qui rampent, même jusqu’aux oiseaux des cieux; car je me repens de les avoir faits.»

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