«Or, l’Eternel se souvint de Noé et de tous les animaux qui étaient avec lui dans l’arche. Et alors Dieu fit souffler son vent sur la terre, et les eaux s’arrêtèrent. — Car les sources de l’abime et les bondes des cieux avaient été fermées, et la pluie des cieux avait été retenue. — Et les eaux se retiraient de plus en plus de dessus la terre; et au bout des cent cinquante jours elles diminuèrent. — Et au dix-septième jour du septième mois, l’arche s’arrêta au sommet du mont Ararat. — Et les eaux allaient en diminuant de plus en plus, jusqu’au dixième mois; et au premier jour du dixième mois les sommets des autres montagnes se montrèrent.» (8:1-5)
C’est inouï, ce qu’il y a de miracles mentionnés en ce peu de lignes!
D’abord, nous avons grand plaisir à renouveler connaissance avec cet aimable vent de Dieu qui n’avait eu aucune occupation depuis la cessation du chaos. Au commencement, il courut longtemps sur les eaux dans le tohu-bohu, et saint Augustin et les théologiens catholiques nous ont appris que ce vent coureur était tout bêtement Dieu le Saint-Esprit. Or, maintenant, pour sécher les eaux du déluge, voilà que Jéhovah, c’est-à-dire Dieu le Père, lâche ledit Saint-Esprit, qui devient souffleur; car ici l’expression du texte hébreu,
Il fallait, d’ailleurs, qu’un des personnages de la Trinité s’en mêlât: jamais un vent quelconque n’eût pu venir à bout d’une telle immensité d’eaux. Le niveau du déluge dépassant de quinze coudées les plus hautes Montagnes de la terre, on a calculé que cette accumulation d’eaux représentait la valeur de plus de douze océans l’un sur l’autre et que la douzième zone diluvienne était, par conséquent, à elle seule, vingt-quatre fois plus grande que les eaux réunies de toutes les mers qui entourent aujourd’hui les deux continents. Aussi peut-on considérer le miracle du déluge comme le plus extraordinaire des miracles que Dieu a accomplis, puisqu’après avoir créé tous ces océans nouveaux, ce qui était déjà un tour de force inimaginable, il les a ensuite anéantis rien qu’en faisant souffler son vent. Voilà un pigeon qui a du souffle!…
Autre miracle, qui ne saurait passer inaperçu: au dix-septième jour du septième mois, l’arche de Noé s’est arrêtée au sommet de l’Ararat, dont l’altitude est de 5,156 mètres; et les montagnes qui sont plus hautes que l’Ararat, telles que le Gaourisankar, déjà nommé (8,840 mètres), le Dapsang (8,615 mètres), le Nanda-Devi (7,813 mètres), l’Aconcagua (6,970 mètres), le Chimborazo (6,254 mètres), le Kilimandjaro (6,000 mètres), le Cotopaxi (5,970 mètres), etc., etc., n’ont montré leurs sommets que dix semaines après, soit le premier jour du dixième mois. Ça encore, comme miracle, c’est épatant! La vierge de Lourdes elle-même n’en opère pas de ce calibre-là.
Le récit biblique de la fin du déluge comporte, en outre, une histoire de corbeau et de colombe qui n’offre pas un intérêt très palpitant. Noé lâcha, d’abord,