Sur le pas de la porte se trouvait un très vieil homme aux longs cheveux blancs et avec une grande barbe. Il tenait à la main droite un bâton de pèlerin et dans la main gauche une reproduction d'un tableau représentant une sorte de bateau. Sur le bateau, ça grouillait d'animaux de toute espèce.
— Et qui êtes-vous, respectable vieillard? demanda Alberto.
— Mon nom est Noé.
— Je m'en doutais.
— Ton propre ancêtre, mon garçon. Mais c'est sans doute passé de mode de se souvenir de ses ancêtres?
— Que tiens-tu à la main? lui demanda Sophie.
— C'est l'image de tous les animaux qui lurent sauvés du Déluge. Tiens, ma fille, c'est pour toi.
Sophie prit la reproduction tandis que le vieil homme pour suivait :
— Allez, il faut que je rentre pour arroser mes vignes...
A ces mots il fît un petit bond enjoignant ses talons dans l'air et disparut en trottinant dans la foret comme seuls savent le faire les vieux messieurs de très bonne humeur.
Sophie et Alberto retournèrent s'asseoir. A peine Sophie s'était-elle penchée au-dessus de la reproduction pour l'étudier qu'Alberto la lui arracha presque des mains.
— Voyons d'abord les grandes lignes.
— Eh bien, tu n'as qu'a commencer.
— Nous avons oublié de mentionner que Marx vécut les der nières trente-quatre années de sa vie à Londres. D s'installa là- bas en 1849 et y mourut en 1883. À la même époque vivait dans les environs de Londres un certain
Marx voulut lui dédicacer l'édition anglaise de son grand livre
— Je comprends.
— Un autre penseur qui eut une grande influence et que l'on peut aussi rapprocher de Darwin fiit le psychologue
— Ça en fait des noms à la fois. On commence par qui? Marx, Darwin ou Freud?