)ar terre. Tu peux prendre ce que tu veux, cela pourra toujours aire partie aun groupe supérieur. Le jour ou tu trouveras quelque chose que tu ne parviendras pas à classer, tu auras un choc. Si tu découvres par exemple un petit bout de quelque chose et que tu ne puisses déterminer avec assurance s'il appar tient au monde végétal, animal ou minéral, je te garantis que tu n'oseras pas y toucher.

J'ai parlé du monde végétal, du monde animal et du monde minéral. Je pense à ce jeu l'on envoie quelqu'un dans le cou loir pendant que les autres se mettent d'accord sur quelque chose que l'exclu devra deviner en revenant.

Le petit groupe a choisi par exemple de penser au chat Mons qui se trouve pour l'instant dans le jardin du voisin. Le mal heureux revient et pose ses premières questions. On ajuste le droit de répondre « oui » ou « non ». Si le malheureux est un bon aristotélicien (ce qui dans ce cas exclut le terme de malheu reux), voilà à quoi pourrait ressembler la conversation :

Est-ce concret? (Oui!)

Est-ce que cela appartient au règne minéral? (Non!)

Est-ce une chose vivante? (Oui!)

Est-ce que cela appartient au règne végétal? (Non!)

Est-ce un animal? (Oui!)

Est-ce un oiseau? (Non!)

Est-ce un mammifère? (Oui!)

Est-ce un animal en entier? (Oui!)

Est-ce un chat? (Oui!)

Est-ce Mons ? (Ouiiii ! ! ! Rires.)

Aristote a donc inventé ce jeu de société. Nous laisserons à Platon l'honneur d'avoir inventé le jeu de cache-cache dans le noir. Quant à Démocrite, nous l'avons déjà remercié d'avoir eu l'idée du Lego.

Aristote était un homme d'ordre qui voulait faire un peu de rangement dans les concepts des êtres humains. Ainsi c est lui qui a fondé la logique comme science. Il indiqua plusieurs réglés strictes pour que des conclusions ou des preuves soient logiquement valables. Nous allons nous en tenir a un exemple : Si j'affirme que tous les êtres vivants sont mortels (première prémisse) et que j'énonce que « Hermès est un être vivant » (deuxième premisse), alorsj'en tire l'élégante conclusion que « Hermès est mortel ».

L'exemple montre que la logique d'Aristote s'attache aux relations entre les concepts, dans le cas présent entre le concept de vie et le concept de mortalité. Même si nous voulons bien reconnaître qu'Aristote avait raison dans sa conclusion logique, il faut avouer qu'il ne nous apprend pas grand-chose. Nous savions dès le départ qu'Hermes est mortel (D est un chien et tous les chiens sont des êtres vivants, donc mortels, contraire ment au massif du Mont-Blanc.) Eh oui, Sophie, jusqu'ici rien de nouveau. Mais les relations entre les différentes notions ne sont pas toujours aussi évidentes. Il peut s'avérer nécessaire de mettre un peu d'ordre dans nos concepts.

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