C'est la même chose pour la nourriture. D est dangereux de ne pas manger assez et il est aussi dangereux de trop manger. L'éthique d'Aristote, comme celle de Platon, rappelle la méde cine grecque : vivre dans l'équilibre et la modération est l'unique moyen pour un homme de connaître le bonheur ou l'« harmonie ».
La politique
Que l'homme ne doit jamais se cantonner à un seul aspect des choses, cela se retrouve dans la conception d'Aristote sur la société. L'homme est, dit-il, un « animal politique ». Sans la société autour de nous, nous ne serions pas vraiment des hommes. La famille et le village couvrent nos besoins de base pour vivre, tels que la nourriture, la chaleur, le mariage et l'éducation des enfants. Quant à la plus haute forme de société, ce ne peut être que l'État.
Alors comment organiser l'État? (Tu te souviens sans doute de la Cité philosophique chez Platon?) Aristote cite trois
différentes formes réussies d'État. La première est la
L'image de la femme
Pour finir nous dirons un mot concernant sa conception de la femme. Elle n'est malheureusement pas aussi sublime que celle de Platon. Aristote n'était pas loin de penser qu'il manquait quelque chose à la femme. Elle était un « homme imparfait ». Dans la procréation, la femme est passive et reçoit tandis que l'homme est actif et donne. L'enfant, selon Aristote, n'hérite que des qualités de l'homme. Il croyait que toutes les qualités de 1 enfant se trouvaient telles quelles dans la semence de l'homme. La femme était comme la terre qui se contentait d'accueillir et de faire pousser la semence alors que l'homme était lui le « semeur ». Ou encore, pour reprendre les termes d'Aristote : l'homme donne la « forme » et la femme la « matière ».
Qu'un homme aussi intelligent qu'Aristote puisse se tromper aussi lourdement sur les rapports entre hommes et femmes est bien entendu surprenant et tout à fait regrettable. Mais cela prouve deux choses. Premièrement, Aristote ne devait pas avoir une grande expérience de la vie des femmes et des enfants; deuxièmement, cela montre à quel point il est dangereux de laisser les hommes entièrement souverains en matière de philo sophie et de science.