Les anciens hindous vénéraient le dieu du ciel Dyaus. En grec, ce dieu se nomme ZeuÇ (Zeus), en latin Jupiter (c'est-à- aire le père de Jov, ou encore le « Père lov ») et en norrois Tyr. Les noms de Dyaus, Zeus, lov et Tyr ne sont que différentes « versions dialectales » d'un seul et même mot.

Tu te souviens que les Vikings du Nord croyaient en des dieux qu'ils appelaient user. Ce terme qui recouvre les « dieux », nous le retrouvons également dans tout l'espace indo européen. En sanscrit ou langue classique de l'Inde, on nomme les dieux asura ou en iranien ahura. D existe un autre mot en sanscrit pour désigner le « dieu » : (leva. En iranien daeva, en latin deuset en norrois tivurr.

On croyait aussi dans le Nord à tout un groupe de dieux de la Fertilité (par exemple Njord, FrOy et Freyia). On désignait ces dieux par un nom particulier : les varier. Ce mot est apparenté au nom latin qui désigne la déesse de la Fertilité Vénus. En sanscrit existe le terme apparenté de vani, qui signifie « plai sir » ou « désir ».

L'étude comparative de quelques mythes simples prouve clai rement la parenté qui existe dam tout l'espace indo-européen. Quand Snorre évoque les dieux norrois, certains de ces mythes rappellent des mythes indiens racontés deux mille à trois mille ans auparavant. Certes, les mythes de Snorre sont empreints d'un rapport à la nature typiquement nordique comme les mythes indiens font référence à une nature indienne, mais nombre de ces mythes ont un noyau commun qui témoigne de leur parenté d'origine. Nous pouvons distinguer un noyau de ce genre dès les premiers mythes sur la boisson qui donne l'immortalité et sur le combat des dieux contre les forces du chaos.

Dans la manière de raisonner, nous pouvons aussi constater des similitudes frappantes entre les cultures indo-européennes. Un signe distinctif concerne la conception du monde, scène se joue un éternel combat entre les forces du bien et du mal. Les Indo-Européens ont pour cette raison toujours cherché à connaître 1 avenir du monde.

Nous pouvons affirmer sans crainte de nous tromper que ce n'est pas un hasard si la philosophie grecque a vu le jour sur une terre indo-européenne. Les mythologies indienne, grecque et nordique constituent une base excellente pour des considéra tions philosophiques ou « spéculatives ».

Les Indo-Européens ont cherché à avoir une certaine « connaissance » de la marche du monde. Nous pouvons prati quement suivre le terme « connaissance » ou « savoir » d'une culture à l'autre sur l'ensemble du territoire indo-européen. En sanscrit, on dit vidya. Ce terme ressemble fortement au mot

r

îc eidos (idée), qui joue, tu t'en souviens, un grand rôle dans philosophie de Platon. En latin, nous connaissons le terme video, mais sur le sol romain ce mot signifie tout simplement «je vois ». (Ce n'est que de nos jours que le verbe « voir » est souvent réduit au sens d'avoir les yeux rivés à un écran de télé vision.) En anglais, nous avons les termes wise et wisdom

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