l’eau calme à leurs voixne dirait-on l’été un vain bourdonnementj’ai vu le sang nouveaucomme si c’était une danse la peur monter des foulesenvahissant l’espace dans un délire de masquesles heures cadenassées aux souches des cachetteset la misèretrottant au plus presséj’ai vu ceux qui ne voient plusgrésille grésille obstinée beautéet puis je n’ai plus rien vu de tant de force vaincuece n’est plus la mort qui vient nous prendre sous son ailed’envoûtementsous la mûre protection de sa douceur de mèremère de nous tous mères soeurs épousesdisséminées le long des arbres et des torrentsc’est une affreuse grimacel’amère vendange mort parmi nousnous qui avons trop voulu vivre hautementemplir l’audace céleste des cris de l’allégresseet des jardins comblés d’étoiles et d’enfantsmort parmi nous tu nous laisses seulscourant à perdre haleinedans le trèfle de l’obscurité(—)спокойная гладь их голосов ―разве лето впустую пленяло жужжанием ―я видел свежую кровь:словно на танец, толпами страх зазывал,поглощая пространство под исступление масок,запирая время на висячий замок под пломбой,и страданиевыбивалось из сил,я видел тех, кто более не видит;сыплет град, град, упрямая красота;к тому же, не видел я более столько поверженной силы;уже не смерть приходит нас забрать под крыльяколдовские,под ежевики защиту с нежностью материнскойматери, всех матерей, наших сестер и жен,рассеянной вдоль аллеи и вдоль ручейков;это отвратной личиныгорький сбор виноградный, смерти меж нами;нами, кому так хотелось возвышенной жизни,небесной отваги, насыщенной радости кличем,садов, преисполненных звезд и детей;смерть между нами, ты нас оставляешь однихна бегу, лишая нас силы,в клевере ночи кромешной;c’est une affreuse grimace qui roule dans nos veineset mêle parmi nous la mort à l’existencel’homme se réveille dans les blessures mollesdu rêve coagulé de boue et de douleuril purifie sa haineune forêt soudain raidie de la tête aux piedsun feu bas qui reconnaît l’emportement de sa facepar foules intactes l’homme lève sa faceet la candeur frémit et le dégoût le briseau fond du gosier écrasant la mémoiremorte dans tous ses yeux de pacotilleun trou béant où gratte le froidpuis s’étend le silence aux larges pelousesla fin des choses visibles menée au bout des senshomme plié aux durs besoins de lutteta clarté reconquise à la fumée rampante(—)