«Et cette conduite déplut à l’Eternel, et Dieu tua aussi Onan.» (38:10)

«C’est pourquoi Juda dit à Thamar sa bru: Va-t’en; reste veuve dans la maison de ton père, jusqu’à ce que Séla, mon dernier fils, soit en âge de devenir ton époux. Elle s’en alla donc et habita chez son père. — Plusieurs jours après, la fille de Sçuah, que Juda avait épousée, mourut. Puis Juda s’en consola, et il monta à Timnath, pour voir tondre ses brebis, en compagnie de Hira son intime ami. — Or, quelqu’un informa Thamar de ce qui se passait, c’est-à-dire que Juda venait dans le pays. — Alors Thamar, qui savait que Séla était devenu grand et voyait avec peine qu’il ne lui avait pas été donné pour mari, quitta ses effets de veuve, se revêtit d’un voile dont elle s’enveloppa, et elle vint s’asseoir dans un carrefour, à l’angle du chemin qui conduisait à Timnath. — Et quand Juda l’aperçut, il la prit pour une prostituée, à cause de sa posture et de son voile. — Il vint à elle sur le chemin et lui dit: Veux-tu bien que je couche avec toi? car il ne soupçonnait pas que c’était sa bru. Et elle lui répondit: Que me donneras-tu pour coucher avec moi? — Juda dit: Je t’enverrai demain un chevreau de mon troupeau. Elle répliqua: Je ferai donc ce que tu voudras; mais d’abord, il me faut un gage pour m’assurer que tu m’enverras le chevreau que tu me promets. — Quel gage exiges-tu? demanda Juda. Et Thamar répondit: Ton anneau, ton mouchoir et ce bâton que tu as à la main. Juda les lui donna, et alors il entra en elle, au bord du chemin, et ainsi elle fut enceinte de ses œuvres. — Après quoi, elle se leva et s’en alla; puis, ayant quitté son voile, elle reprit ses vêtements de veuve. — Cependant. Juda envoya le chevreau promis, l’ayant remis à son ami Mira, afin qu’il se lit rendre les gages donnés à cette femme; mais Hira ne la trouva plus. — Et il interrogea les gens de la localité où elle s’était tenue pour attirer Juda, et il disait à tous: Où est donc cette prostituée qui se tient dans le carrefour et sur le chemin? Ils répondirent: Il n’y a point eu par ici de femme de mauvaise vie. — Hira retourna vers Juda, lui dit qu’il n’avait point trouvé cette femme, et il lui rapporta les paroles des gens de la localité. — Et Juda dit: Soit, qu’elle garde mes gages; elle ne pourra pas m’accuser au moins de n’avoir pas voulu la payer! Ne lui ai-je pas envoyé le chevreau promis? mais tu ne l’as point trouvée. — Or, il arriva qu’environ trois mois après, on fit un rapport à Juda: Thamar, ta bru, vint-on lui dire, est tombée dans la paillardise, et voici même que son ventre commence à s’enfler. Juda répondit: Qu’on aille la chercher au plus vite, et qu’elle soit brûlée! — Comme on la conduisait au supplice, elle envoya à Juda son anneau, son mouchoir et son bâton, disant: Si je suis enceinte, c’est par le fait de l’homme à qui ces choses appartiennent; que l’on fasse donc reconnaître ces objets. — Alors, Juda, les ayant reconnus, s’écria: Ella est plus juste que moi; elle s’est fait engrosser par moi, parce que j’ai oublié de la donner à Séla, mon troisième fils. Et Juda ne coucha plus avec elle. — Or, quand Thamar fut sur le point d’accoucher, on s’aperçut qu’elle avait deux jumeaux dans le ventre. — Et, au moment de la délivrance, un des jumeaux mit la main dehors, et la sage-femme la prit et la lia avec un ruban écarlate, croyant qu’il allait sortir le premier. — Mais aussitôt cet enfant retira sa main et poussa son frère, et celui-ci sortit. Et Thamar lui dit: Quelle énorme brèche tu m’as faite, mon fils! Que la brèche soit sur toi! C’est pourquoi on le nomma Pharès. — Ensuite sortit l’enfant qui avait à la main un ruban écarlate, et on le nomma Zara.» (38:11-30)

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