« Nous avons chassé les orques de la grande porte et de la salle – je pense ; les mots qui suivent sont brouillés et brûlés, probablement de garde – nous en avons tué beaucoup sous le brillant – je crois – soleil du val. Flói a été tué dune flèche. Il a terrassé le grand. Puis il y a une tache, suivie de Flói sous lherbe près du Miralonde. Puis, une ou deux lignes que je suis incapable de lire. Ensuite : Nous avons élu domicile dans la vingt et unième salle de la section nord. Il y a je ne peux lire quoi. Il est fait mention d’un puits. Ensuite, Balin a établi son siège dans la Chambre de Mazarbul. »
« La Chambre des Archives, dit Gimli. Je suppose que c’est cette pièce où nous nous trouvons. »
« Eh bien, je ne puis lire rien d’autre pour un long bout, dit Gandalf, excepté le mot or, et la Hache de Durin et heaume quelque chose. Puis Balin est maintenant seigneur de Moria. Cela paraît clore un chapitre. Après quelques étoiles, quelqu’un d’autre prend la plume, et je puis voir les mots nous avons trouvé du vrai argent, et plus loin bien forgé, ensuite quelque chose… oui, voilà ! mithril ; et les deux dernières lignes, Óin doit chercher les arsenaux supérieurs de la Troisième Profondeur, quelque chose aller vers louest, une tache, vers la porte de Houssière. »
Gandalf s’arrêta et mit quelques feuillets de côté. « Il y a plusieurs pages du même genre, assez rapidement griffonnées et très abîmées, dit-il ; mais je n’arrive pas à déchiffrer grand-chose dans cet éclairage. Ici, il doit manquer bien des pages, car le premier chiffre devient 5, la cinquième année de la colonie, je suppose. Voyons voir ! Non, elles sont trop souillées et tailladées ; je ne puis les lire. Nous y verrions sans doute plus mieux à la lumière du soleil. Attendez ! Voilà au moins quelque chose : une grande écriture vigoureuse en lettres elfiques. »
« Sans doute celle d’Ori, dit Gimli, regardant par-dessus le bras du magicien. Il écrivait vite et bien, et il se servait souvent des caractères elfiques. »
« Je crains qu’il n’ait eu de terribles nouvelles à rapporter d’une belle main, dit Gandalf. Le premier mot lisible est tristesse, mais le reste de la ligne est oblitéré, à moins qu’elle ne se termine par jour. Oui, ce doit être au jour dhier dixième de novembre Balin seigneur de Moria est tombé au Val de Ruisselombre. Il était parti seul regarder les eaux du Miralonde. un orque la tiré de derrière une pierre. nous avons tué lorque mais de nombreux autres … de lest remontant la rivière Argentine. Le reste est si oblitéré que j’arrive à peine à discerner quoi que ce soit, mais je pense pouvoir lire nous avons barré les portes, et puis pourrons les tenir longtemps si, et ensuite, peut-être, horrible et souffrir. Pauvre Balin ! Il semble avoir gardé moins de cinq ans le titre qu’il s’était donné. Je me demande ce qui est arrivé après ; mais ce serait trop long de déchiffrer les quelques dernières pages. Voici la toute dernière. » Il marqua une pause et soupira.
« C’est d’une lecture funeste, dit-il. Je crains que leur fin n’ait été cruelle. Écoutez ! Nous ne pouvons sortir. Nous ne pouvons sortir. Ils ont pris le Pont et la deuxième salle. Frár et Lóni et Náli y sont tombés. Puis, il y a quatre lignes barbouillées où je puis seulement lire parti il y a 5 jours. Les dernières lignes donnent : l’étang monte jusqu’au mur de la Porte Ouest. Le Guetteur des Eaux a pris Óin. Nous ne pouvons sortir. La fin approche, et puis des tambours, des tambours dans les profondeurs. Je me demande ce que cela signifie. La dernière chose est une série gribouillée de lettres elfiques : ils arrivent. Il n’y a plus rien. » Gandalf s’arrêta et se tint un moment silencieux et pensif.