tu gagnes. Tu te perds toi-même dans ta forme présente, mais tu prends aussi conscience que tu es quelque chose d'infiniment plus grand. Tu es l'univers. Oui, c'est toi, Sophie, qui es l'âme du monde. C'est toi qui es Dieu. Même si tu dois renoncer à toi- même en tant que Sophie Amundsen, console-toi en te disant que tu finiras bien un jour ou l'autre par perdre ce « moi de tous les jours ». Ton vrai moi, que tu ne peux réussir à connaître qu'en renonçant à toi-même, est selon les mystiques semblable à un feu étrange qui brûle de toute éternité.
Mais une telle expérience mystique n'arrive pas toujours d'elle-même. Le mystique doit souvent suivre le « chemin de la purification et de l'illumination » à la rencontre de Dieu. Ce chemin consiste en un mode de vie rudimentaire et en diverses pratiques méditatives. Et un jour survient où le mystique atteint son but et peut enfin s'écrier : « Je suis Dieu » ou « Je suis Td ».
Nous trouvons des orientations mystiques au sein de toutes les grandes religions dans le monde. Et il est frappant de constater à quel point les descriptions que le mystique fait de son expérience se rejoignent par-delà les différences culturelles. Ce n'est que lorsque le mystique tente de donner une interpré tation religieuse ou philosophique de son expérience que l'arrière-plan culturel réapparaît
Dans la
Dans la
l'homme qui ne croit pas en lui-même. De ne pas croire à la splendeur de sa propre âme, voilà ce que nous nommons athéisme. »
Une expérience mystique peut se révéler d'une grande importance pour l'éthique. Un ancien président indien,